CLAIRE CASTONGUAY REMERCIE LES RELIGIEUSES DE LA CONGRÉGATION DE SAINTE MARIE DE NAMUR

Plusieurs générations ont été formées par les congrégations religieuses qui ont eu à coeur la qualité de l’éducation et la sauvegarde de la langue française. Ce pionnières ont, certes, enseigné les matières de base, mais elles ont aussi inculqué une fierté du travail bien fait et une motivation pour viser l’excellence. Claire Castonguay a côtoyé de près la congrégation des Soeurs de Sainte Marie de Namur à Chapleau en 1959 et à Ottawa dans la première moitié des années 60. Elle conserve un souvenir chaleureux et reconnaissant envers le mentorat de ces femmes qui l’ont accompagnée vers l’âge adulte et qui ont influencé son choix de carrière. Elle a eu la générosité de leur adresser ce message d’amitié sur mon blogue Histoires Plurielles. Merci Claire…

32635751_10156380208614438_5277445149473898496_n

Claire Castonguay

J’ai été en contact pour la première fois avec la communauté des religieuses enseignantes  Sainte Marie de Namur dès mon arrivée à Chapleau dans le Nord ontarien en 1959. Elles ont changé ma vie…

J’avais alors 13 ans et j’habitais depuis une semaine chez un oncle après la mort de mon père. C’est Soeur Louis-Joseph, si ma mémoire est fidèle, qui m’a accueillie dans sa classe de 8e année. C’est grâce à ses bons conseils que j’ai choisi d’aller faire mes études secondaires au pensionnat Notre-Dame du Bon-Conseil à Ottawa sur la rue Bayswater.

Les quatre années de pensionnat auprès de ces religieuses m’ont fortement influencée et m’ont permis de réaliser mes ambitions de devenir une enseignante — à l’image de ces religieuses ouvertes sur un monde en changement qui marquait les années 60. Les religieuses que j’admirais m’ont laissé des souvenirs indélébiles de leur bonté, simplicité, dévouement et persévérance à vouloir passer « le flambeau » à la prochaine génération de jeunes femmes déterminées à transmettre leur savoir à d’autres, tout en demeurant fidèles à leurs convictions.

Je remercie du fond de mon cœur Soeur Jean-Marc qui m’a aidé à exploiter mes talents, à avoir confiance en la vie, et surtout, à garder espoir en la bonté des gens. Et que dire de notre directrice du pensionnat, Soeur Ste-Geneviève, cette grande dame discrète, si sage et ouverte d’esprit, qui avait permis aux finissantes d’être accompagnées à leur bal au printemps 1964. Après avoir rencontré nos prétendants et approuvé nos robes de bal, elle m’avait avoué, dans un élan d’euphorie, que «c’etait la première fois que cela avait lieu» (que les garçons puissent accompagner les filles !). J’ai été honorée qu’elle me fasse cette confidence et je ne l’ai jamais oubliée…

En 1972, je suis retournée au « pensionnat » converti en résidence pour ainés et j’ai revu quelques religieuses de mon temps, mais plusieurs étaient enseignantes dans d’autres établissements ailleurs en Ontario. Je demeure convaincue que mes années de pensionnat avec les Sœurs de Sainte Marie de Namur comme mentors ont été des plus bénéfiques tout au long de ma vie, et encore aujourd’hui. Avec toute ma reconnaissance je les remercie en toute sincérité.

Claire Castonguay (étudiante 1960-1964)

NOTE HISTORIQUE : La présence de la congrégation SSMN en Ontario se manifeste dans deux diocèses : Ottawa et Hearst. De 1886 à 1986, les Sœurs de Sainte Marie de Namur enseignent tour à tour à Vankleek Hill, Saint-Eugène, Ottawa, Chapleau, Geraldton, Longlac et Nakina. La congrégation fut fondée à Namur en Belgique en 1819.

 

Advertisements